Maman est folle - téléfilm

Maman est folle est un Téléfilm réalisé  en 2007 par Jean-Pierre Améris avec Isabelle Carré, Marc Citti

Durée : 1h30

Date de sortie  : 15 septembre 2007

De : Jean-Pierre Améris

Avec : Isabelle Carré, Nazmi Kirik, Marc Citti.

Genre : Téléfilm

Nationalité :  Français

Distribution
 

Synopsis 

Sylvie, la trentaine, est une jeune femme plutôt fantaisiste qui adore son mari et ses enfants, dont elle prend le plus grand soin. Un amour fusionnel la lie à eux. Aussi, quand son mari est au travail et ses enfants à l'école, elle se sent seule et s'ennuie. Un jour, elle rencontre Jallal, un immigré clandestin kurde qui cherche à rejoindre la Grande-Bretagne. En le côtoyant, Sylvie découvre l'amitié, le monde du bénévolat et de nouvelles formes de générosité, tout en prenant conscience du sort des sans-papiers. Pour la première fois depuis longtemps, la jeune femme se sent utile et voit ses longues journées de solitude prendre un sens.

 

Maman est folle est l'adaptation du roman A l'abri de rien , écrit par Olivier Adam , qui a également co-signé le scénario de ce téléfilm. Ce n'est pas la première fois que le réalisateur Jean-Pierre Améris adapte une oeuvre d'Olivier Adam. Il avait déjà réalisé en 2004 Poids léger, tiré du roman du même titre. Olivier Adam est un écrivain dont le travail intéresse de plus en plus les cinéastes : on se souvient que Philippe Lioret avait transposé au cinéma Je vais bien, ne t'en fais pas, grand succès de l'année 2006.

Critique Télérama -  Emmanuelle Bouchez

Avec son duffle-coat rouge, Sylvie se fait remarquer quand elle va chercher ses enfants à l'école car elle partage avec eux sa fantaisie rêveuse. Son mari l'aime sans la comprendre toujours, car ­Sylvie vit dans son monde.

Un jour, elle en découvre un autre, sur les quais du port (Calais ?) où elle habite. Celui de ces migrants d'un autre continent qui veulent passer de l'autre côté de la mer et des bénévoles qui leur viennent en aide... Sylvie devient rétive à son quotidien dont le temps s'étire entre de petits riens, et disponible sans limite aux démunis, dans un irrépressible élan de générosité.

Ce hiatus, elle le vit sans conscience militante, et c'est tout le sel de ce film inspiré du roman A l'abri de rien, d'Olivier Adam. En endossant le manteau rouge de Sylvie, Isabelle Carré est devenue une héroïne de conte. Il n'y a pas ici de moralisme lourd : cette fable sait naviguer entre gravité et légèreté. Les scènes de fiction, entrecoupées d'images d'exilés saisies (avec leur consentement) dans la lumière pâle du Nord, ont une force dont ne font pas toujours preuve les reportages.

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