poesia sin fin  - Drame 

Poesía sin fin est un film chilien réalisé par Alejandro Jodorowsky, sorti en 2016. Le film a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes 2016. Ce film est la suite de La danza de la realidad sorti en 2013.

 

Date de sortie : 5 octobre 2016 (France)

Réalisateur : Alejandro Jodorowsky

Bande originale : Adan Jodorowsky

Montage : Maryline Monthieux

Cinématographie : Christopher Doyle

Durée : 2h08
 

Synopsis :

Dans l’effervescence de la capitale chilienne Santiago, pendant les années 1940 et 50, « Alejandrito » Jodorowsky, âgé d’une vingtaine d’années, décide de devenir poète contre la volonté de sa famille. Il est  introduit dans le cœur de la bohème artistique et intellectuelle de l’époque et y rencontre Enrique Lihn, Stella Diaz, Nicanor Parra et tant d’autres jeunes poètes prometteurs et anonymes qui deviendront les maîtres de la littérature moderne de l’Amérique Latine. Immergé dans cet univers d’expérimentation poétique, il vit à leurs côtés comme peu avant eux avaient osé le faire : sensuellement, authentiquement, follement.

 

Distribution :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Critique Télérama - Pierre Murat

 

Sa mère chante toujours ses répliques, comme dans La Danza de la realidad (2013). Et son père, après sa tentative dérisoire d’abattre un tyran, est redevenu un boutiquier qui humilie les pauvres et sa famille. Alejandro, lui, renonce à ses études de médecine et veut devenir poète, à la fureur de papa qui ne voit dans les artistes que des pédés, qu’ils soient peintres, romanciers ou comédiens…

Le cinéaste poursuit le récit burlesque, extravagant de sa vie. Il la décrit, la réinvente en une suite de trouvailles parfois époustouflantes : le café Iris, par exemple, ce lieu gris aux clients endormis et aux serveurs cacochymes, où il rencontre, un soir, la poétesse Stella Díaz. Seins opulents et cheveux rouges, elle entame une liaison torride avec ce jeune homme et se balade dans les rues en le tenant par les couilles — au sens propre du terme.

D’autres silhouettes bizarres surgissent : le cousin amoureux d’Alejandro. Et le compagnon de virées alcoolisées qui décide — à jeun ! —, de traverser la ville droit devant, sans se soucier du moindre obstacle… Jodorowsky incite les spectateurs à s’ouvrir aux fantasmes, à l’irréalisme. Lors du dénouement, soudain présent à l’écran, le cinéaste force celui qu’il a été, jadis, à se réconcilier avec son père — ce que lui n’a jamais réussi à faire. Espérons que Dieu laissera le temps à « Jodo », 87 ans, de tourner la fin de sa fres­que autobiographique : on devrait y voir Alejandro quitter le Chili et, dévasté, partir à la conquête de Paris, des surréalistes et d’André Breton

 

 

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